Publié le 24 mai 2020, proposé par Louis Viratelle.

Tout au long du confinement qui s’est appliqué et qui s’applique encore sur une partie très importante de la population (on parle de trois milliards d’humains concernés), différentes études ont montré les « bonnes nouvelles » de cette pratique exceptionnelle.
La pollution atmosphérique s’est fortement ralentie par les temps qui courent. Plus surprenant, il s’est avéré que la terre accusait moins de vibrations à sa surface. Ces ralentissements sont dus aux suspensions importantes des déplacements, mais également des chantiers, de certains sites d’extraction ou encore des productions.

Les particularités des conditions humaines qui règnent actuellement sur terre ont permis à des équipes de scientifiques de déterminer une baisse de 17% des émissions de CO2 durant cette période. Mais pour mieux discerner les sources de pollution, et pour faire parler ce chiffre, il a été question de classer les émissions par secteur d’activité.

En préambule, précisons que l’analyse s’est effectuée sur 85% de la population mondiale, et que la sélection des pays réalisée représente 97% des émissions du dioxyde de carbone sur terre.
Le classement fait tout particulièrement ressortir un chiffre : la baisse des émissions provient à 43% de la décélération du trafic routier. Le secteur de l’aéronautique est quant à lui responsable de 10% des émissions évitées.

Part d’émission de CO2 évitée en fonction des secteurs.

Comme le montre le graphique, le second secteur le plus impacté est l’industrie, mais il représente à lui seul deux fois moins d’émissions que le premier secteur abordé. Suit le secteur des productions et des transformations d’énergies, puis enfin arrivent des émissions plus secondaires telles que celles des résidences.

Cependant et malgré ces chiffres plutôt positifs, la reprise économique de la Chine, pays subissant la crise en avance sur les autres, montre que cette zone du globe est vite revenue à des niveaux de pollutions équivalants à ceux des autres années, voire encore supérieur. Cela s’explique par la concentration des productions et la volonté d’accélérer la cadence de ces industries pour pallier les manques économiques causés par le confinement.

Les pays occidentaux semblent quand à eux s’orienter vers un déconfinement qui favoriserait l’utilisation de transports très peu émissifs tel que le vélo via la mise en place par exemple d’une aide pour l’entretien de son deux-roues en France. Plusieurs grandes villes comme Paris se sont par ailleurs engagé à favoriser les infrastructures permettant de démocratiser des pratiques plus responsables. Enfin, les industries en Europe respectent des normes environnementales plus strictes et devraient accuser une tendance à la récupération des manques à gagner beaucoup plus modérée.

Si globalement le COVID-19 aura engendré indirectement des effets bénéfiques pour la lutte contre le réchauffement climatique, il y a une autre source de pollution qui pallie davantage face à la crise. Les déchets et les ordures ménagères sont moins triés et plus souvent incinérés sans distinction. Autrement dit, le recyclage est beaucoup moins réalisé durant la période que le monde traverse. S’ajoute à cela la démocratisation du port du masque, fortement conseillé voire obligatoire dans beaucoup de pays. Cet accessoire souvent jetable se retrouve régulièrement autre part que dans les poubelles post usage, idem pour les gants en plastique jetables.

 

Enfin, espérons que cette crise mondiale fortement impactée par la mondialisation permettra de faire naître des esprits moins tournés vers la globalisation des échanges et des productions à outrance. 
La thèse scientifique démontre que l’apparition de ce genre de virus virulent chez l’homme est très probablement due à l’altération des espaces naturelles par l’activité humaine, et à la délocalisation de certaines espèces animales. Le fait est que ces divers changements artificiels souvent provoqués dans l’optique de satisfaire au mieux notre économie mettent en relation des êtres vivants qui ne se côtoyaient pas naturellement.

La transmission du virus s’effectue alors plus facilement entre ces espèces, et ces derniers évoluent différemment en fonction de l’animal en question. Ces trafics artificiels peuvent remonter jusqu’à l’humain et l’atteindre plus ou moins, c’est le cas du COVID-19 qui a, par exemple, un impact très important sur la santé humaine en plus d’un pouvoir de transmission assez important.

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