Proposé par Louis, mis à jour le 15 mars 2019.

L’espace colorimétrique est la représentation des couleurs dans un système de synthèse des couleurs.
Autrement dit, différentes normes existent et la couverture des couleurs qu’elles exploitent sont représentés dans un système de synthèse des couleurs. Cela permet de visualiser et surtout de comparer les différents standards pour prendre conscience du spectre colorimétrique que recouvre une norme.

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Diagramme de chromacité, trois points sont accentués : les rouges, les verts et les bleus. Ce sont les trois couleurs primaires. Ce diagramme représente l’espace CIE. Il s’agit de l’ensemble des nuances de couleurs que l’œil humain sait différencier (environ  8 millions). C’est une norme définie par la Compagnie Internationale de l’éclairage (CIE) d’où le nom de cette représentation : “CIE XYZ”.
 

Le but de ces gamuts (=espace colorimétrique) est de normaliser la restitution des couleurs. Chaque écran à ses caractéristiques et ils n’appliquent pas les mêmes réglages (tôt de rouge, de vert, de bleu)  pour afficher une même couleur.

C’est donc un fichier nommé “Profil ICC”, d’extension “.icc”, qui stocke les éléments caractéristiques à l’écran. Ce fichier est stocké dans la mémoire de l’écran.

Lors de la connexion entre le pc et l’écran, ce fichier est transmis à l’ordinateur. Ce dernier utilise ce fichier pour son os par souci de compatibilité entre les informations.

Les données sortent du GPU, et sont transmises de manière numérique à l’écran. L’écran prend en compte le profil ICC pour adapter les informations aux caractéristiques de l’écran via le contrôleur.

Les vrais couleurs universelle que restitue le GPU sont appelés L*a*b*. Les données L*a*b* ont des valeurs RGB bien précises qui sont une fois de plus, universel.

C’est la modification apportée par le contrôleur de l’écran en fonction du fichier ICC qui transforme les valeurs RGB en valeur R’G’B’ adapté à l’écran en question. Ce sont donc des couleurs universellement déformées mais adaptées et fiables pour la restitution sur l’écran en question.

Une fois les données dans cet état, c’est toujours le contrôleur de l’écran qui module les données en modulations de courant. Cette forme de données est ensuite directement converti en énergie lumineuse par les LEDs qui composent l’afficheur.

Quand il faut afficher une couleur, le contrôleur de l’écran communique la puissance d’alimentation qu’il faut pour chaque couleur d’un même pixel : RGB= red, green, blue.

Quand on parle de calibration d’un écran, il est question de ce fichier ICC. Si un écran est mal calibré, c’est à cause de ce fichier qui est mal adapté. Les signaux analogiques (convertis depuis le numérique) pour la dalle ne restituent pas bien les informations numériques de base. Il faut donc calibrer la dalle via une sonde et un logiciel qui modifie le fichier ICC pour restituer des couleurs plus proches.

C’est ce même procédé qui est réalisé en usine (pour les appareils qui ont un afficheur calibré de base) car une même série d’écrans n’aura jamais exactement les mêmes spécificités techniques. Tel est l’utilité du logiciel pour avoir une précision d’affichage accrue.

Tout de même, il n’y a pas de miracle. Si la dalle est de mauvaise qualité et pas homogène sur toute sa surface, ce traitement logiciel ne rattrapera pas les défauts physiques de l’afficheur.

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Le plus petit espace colorimétrique est le sRGB (Rec 709). Tous les autres espaces colorimétriques respectent donc ce standard minimal. 

Il faut savoir que les espaces colorimétriques diffèrent (du moins leur nomination) entre les photographes et les vidéastes. 

Pour se représenter réellement les différences, il est adapté de dire que passer par exemple de sRGB à Adobe RVB permet un affichage et une conservation des couleurs très saturées plus importantes.Une distinction est à effectuer entre deux types d’espaces couleurs :

    • les espaces couleurs dépendants des périphériques : il s’agit de l’ensemble des couleurs RGB qu’un appareil photo, un écran ou une imprimante peut capter, afficher ou imprimer. Il est plus petit que l’espace L*a*b* (qui correspond aux nuances que l’être humain distingue). Ce sont des profils ICC.
    • les espaces couleurs indépendants des périphériques : ce sont des espaces virtuels théoriques plus ou moins grand. Ils ne dépendent pas d’une captation ou d’une restitution, ce sont des espaces colorimétriques “parfait”, sans défaut. Leur utilisation est encadrée par le fichier ICC de l’appareil qui restitue ou qui capte pour adapter les valeurs aux défauts des appareils qui convertissent ces valeurs théoriques en valeur exploité (visuellement) ou inversement.

Il ne faut pas se dire que l’espace colorimétrique le plus important est le mieux. Il faut s’adapter en fonction du contexte. Autant prendre un espace colorimétriques sRGB si c’est pour de l’impression car les imprimantes sont très limités par les couleurs qu’elles peuvent restituer.
Plus les conversions entre espaces dynamiques sont importantes, plus la fiabilité de cette conversion s’affaiblit.

Quelques espaces colorimétriques (vidéo et photographie)

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